Route des Grandes Alpes Grind
Route des Grandes Alpes Grind
Route des Grandes Alpes Grind

Thomas, retour d’expérience sur Route des Grandes Alpes ® Gravel

Elles-ils ont traversé les Alpes et elles-ils racontent...

Thomas, peux tu te présenter ?

Je m’appelle Thomas Guillaud, j’ai 29 ans, j’habite à Paris et je travaille dans le marketing, précisément dans l’industrie de la musique.

 

Depuis combien de temps fais-tu du vélo ? Et comment es-tu venu au Gravel ? 

Je fais du vélo depuis six ans, principalement sur route. Je me suis mis au Gravel cette année, c’était d’ailleurs mon premier vrai voyage en Gravel. Cela faisait deux ans que je regardais cette trace de la Route des Grandes Alpes ® Gravel et que j’avais envie de la faire.

 

Tu as déjà fait des longues distances auparavant ?

Oui, plutôt sur route, des voyages de 4 à 6 jours. Par exemple, l’année dernière, j’ai fait un voyage de quatre jours dans les Vosges. J’ai aussi roulé en Normandie, et auparavant j’ai pas mal sillonné la Californie.

 

Vous étiez plusieurs sur cet itinéraire ?

On était trois amis. Eux avaient déjà fait les Dolomites et le Jura. Disons qu’on était trois bons rouleurs.

Col du Parpaillon

Pourquoi avoir choisi les Alpes et cet itinéraire ?

J’ai vécu aux États-Unis jusqu’à il y a deux ans et demi, et à mon retour, j’ai eu envie de mieux découvrir la France. Pour moi, les Alpes sont un bijou. Faire la traversée en Gravel permet d’éviter les voitures, de s’immerger dans la nature, de rouler au milieu des alpages... C’est plus apaisant et immersif. Et ça change beaucoup du cadre parisien !

Cime de la Bonette

Comment t’es-tu préparé ?

Je fais aussi de l’ultra-trail, donc ça aide pour l’endurance. À Paris, c’est surtout plat, alors je faisais pas mal de kilomètres sur route, complétés par des sessions structurées sur home-trainer — surtout cet hiver, avec un programme assez soutenu. J’ai aussi fait quelques week-ends dans des régions plus vallonnées, pour sortir du relief parisien. On m’avait conseillé de grimper dix fois la même côte à côté de Paris, mais je ne l’ai pas fait : pour moi, la préparation doit rester un plaisir. Et je pense que le corps s’adapte très bien au fil du voyage.

Route des Grandes Alpes Gravel
Col du Galibier

Quel était le plan de route ?

Nous sommes partis le samedi 12 juillet (2025), avec une arrivée prévue le vendredi 25. On avait prévu de faire une pause tous les quatre jours — parce que ce sont aussi des vacances — et de doubler certaines étapes selon le ressenti. Finalement, on avait un peu d’avance, donc on a levé le pied pour savourer un peu plus. On a terminé le jeudi 24.

Combien de jours de repos au total ?

Deux jours et demi, dont une journée à Beaufort (avec visite des caves à la coopérative laitière) et un jour et demi à Briançon. 

La météo ?

Très chanceux : une seule averse au sommet du Galibier. Journées chaudes mais agréables grâce à l’altitude. Les nuits étaient fraîches, autour de 6-7°C dans les vallées.

Route des Grandes Alpes Gravel
Lac de Saint Guérin - Arêches-Beaufort

 

Vous dormiez comment ?

En majorité dans des campings, avec deux tentes pour trois. Plus sécurisant pour les vélos, et avec douche, toilettes... On a aussi fait deux nuits dans un pré.

Matériel ?

On roulait tous les trois sur des Canyon Gravel. J’avais des pneus de 45 mm, mes amis étaient en 40 ; j’étais plus confortable. J’avais environ 12 kg de bagages et au total, on était chacun autour de 20-23 kg, vélo compris. Nous n’avons transporté ni réchaud, ni nourriture lyophilisée. Notre idée était de profiter de ce voyage pour contribuer à l'économie locale…

Tignes
Tignes


Des pépins sur la route ?

Une crevaison (sur un pneu avec chambre à air). Et un incident avec une veste de pluie qui s’est coincée dans la cassette d’un des vélos, déboîtant le moyeu et tordant la chaîne. On a pu réparer sans souci dans un magasin local.

Quel est ton ressenti sur le ratio alsphate / Gravel ?

Très bon équilibre ! Nous avons parfois choisi de descendre les cols mythiques sur la route pour profiter pleinement de la vue et à cause de la magie du Tour de France. À partir de la Bonette, on a décidé d’aller jusqu’à Nice par la route. 

Route des Grandes Alpes Gravel
Valloire - Col du Galibier

 

Ton top 3 des cols ?

Le Galibier — on se serait cru dans Le Seigneur des Anneaux. La Bonnette, splendide. Et l’Iseran. Difficile de choisir, tant ils sont tous beaux.

Et ton étape préférée ?

L’arrivée sur Hauteluce et Beaufort via les Saisies. Paysages incroyables, chemins Gravel magnifiques. L’étape jusqu’au barrage de Saint-Guérin, avec un déjeuner magique au refuge en haut du Cormet d’Arêches.

Route des Grandes Alpes Gravel
Col du Parpaillon


Un mauvais souvenir ?

Un chemin forestier après Modane, en mauvais état à cause de travaux : sable, sol instable, on a fini tard. Et surtout, après le tunnel du Parpaillon : la montée est certainement l’une des plus belles montées de Gravel en France, mais la fermeture du tunnel et son contournement fait qu’on ne se sent vraiment pas en sécurité…

Une anecdote sympa ?

Quand on ne dormait pas en camping, c’était un peu improvisé. Il fallait trouver un endroit où poser la tente, un robinet ou un tuyau pour se rincer... On allait toquer chez les habitants des villages pour demander de l’eau, et ça donnait souvent lieu à des échanges drôles et bienveillants. À Crévoux, on a trouvé un petit resto tellement sympa qu’on y a mangé trois fois en moins de 24 heures. Le propriétaire, nous a proposé spontanément de planter la tente dans son pré, juste derrière. Et là… quelle vue ! Un panorama incroyable sur la vallée, un silence parfait…

Le site de la Route des Grandes Alpes ® vous a-t-il aidés ?

Oui, très utile ! On a téléchargé le fichier GPX et suivi la trace tout le long. Aucun souci de navigation, rien à redire. Et le site nous aidait aussi à planifier nos étapes et hébergements.